
De Londres à Noosa, Tony Rapacioli a trouvé dans le surf bien plus qu’une passion : un mode de vie. Photographe, surfeur et créatif, il capture l’essence de la culture surf australienne entre lumière parfaite, longues vagues et instants suspendus
De Londres à Noosa : un parcours créatif
Tony Rapacioli n’a pas grandi au bord de l’océan. Né à Hampstead, à Londres, de parents italiens, il a évolué dans un univers fait de bonne cuisine, de musique et de voyages en Italie — loin des planches de surf et de l’eau salée.
Après des études de photographie à Londres, il bifurque vers la musique, se formant au sound engineering et développant une carrière entre DJing, production et création d’une entreprise de sound design.
Mais la photographie n’a jamais vraiment disparu.
Elle était là, en arrière-plan. En attente.
Quand la photographie de surf s’impose
C’est son grand-père qui lui transmet le goût de la photographie. Chez lui, Tony découvre caméras Super 8, Polaroids et appareils argentiques. Il lui offre même son premier appareil : un Pentax K1000.
Des années plus tard, un tournant s’opère lorsqu’il s’installe à Noosa, en Australie.
Face aux point breaks parfaits et aux longboarders glissant avec élégance, quelque chose s’active. Il achète un Fuji XE et commence à photographier après ses sessions de surf. Peu à peu, il développe un regard, une sensibilité, un style.

Noosa : là où tout commence
Le surf n’a pourtant pas été une évidence.
Sa première expérience à Perth est un échec total : vent, pluie, conditions chaotiques… et un mal de mer en moins de 20 minutes.
Puis vient Noosa.
Une vague. Une sensation.
Et tout change.
Aujourd’hui, le surf fait partie de son quotidien. Son spot favori, First Point à Noosa Heads, est réputé pour ses longues vagues parfaites pour le nose riding — lorsque les conditions sont réunies.

Le lifestyle surf australien
En Australie, la culture surf structure la vie, surtout sur la côte.
Les journées s’organisent autour des sessions : à l’aube, au coucher du soleil, parfois même dans l’obscurité. On check le swell, le vent, les marées. Tout tourne autour de l’océan. Mais pour Tony, le surf va bien au-delà de la performance.
C’est :
- les discussions dans le line-up
- les rencontres inattendues
- le lien profond avec la nature
- les rituels avant et après la session
Même si les spots sont de plus en plus fréquentés, cette essence reste intacte.

Photographier bien plus que des vagues
Pour Tony, photographier le surf, ce n’est pas seulement capturer une manœuvre.
C’est comprendre et vivre ce mode de vie.
Observer les détails : la façon de porter sa planche, un moment d’attente, une silhouette face à l’océan. Autant d’instants qui racontent une histoire.
Certaines de ses images préférées ne montrent même pas de vagues.
À la recherche du cliché parfait
Dans son approche, la composition est essentielle. Où placer le sujet, comment transmettre une émotion, comment raconter une scène.
La lumière joue un rôle clé :
- le matin révèle les couleurs de l’océan
- le coucher du soleil offre des contrastes et des silhouettes puissantes
Son image idéale ?
Une vague lisse, à hauteur de taille.
Un plan large.
Un longboarder en nose ride, dix orteils à l’avant.
Des palmiers en arrière-plan.
Simple, intemporel, parfaitement équilibré.
Un art de vivre capturé
À travers ses images, Tony capture bien plus que le surf.
Il documente un mode de vie.
Un rapport au temps, à la nature, aux autres.
Car au fond, la culture surf ne se voit pas seulement.
Elle se ressent.

4 quick questions with Tony
Spot préféré ?
First Point, Noosa Heads.
Meilleur moment pour shooter ?
Tôt le matin ou au coucher du soleil.
Destination surf de rêve ?
Toujours à la recherche de longues vagues parfaites.
Ce qui rend la culture surf unique ?
La connexion entre les gens, l’océan et les moments partagés.
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